Marathon de Rome - 2014

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Tous les chemins mènent à Rome… et aux fontaines !

Après la terrible épreuve de la RomeuFontaine (Trail blanc de Font-Romeu (40k) couru en janvier), la Rome antique en marathon s’annonçait plus douce.

Quel rapport entre ces deux courses me direz-vous ? Aucun à priori, sauf à dire que leur distance est quasi-identique, que leur nom commence de la même façon et que toutes deux ne manquent pas de relief. La 1ère d’évidence avec ses pics des pyrénées orientales. La 2ème avec ses pavés inégaux n’était pas si lisse que cela et ses multiples monuments, piazzas, palazios, basilicas, murs, remparts et autres colonnes, érigent un haut cadre de l’histoire romaine. Enfin, les célèbres fontaines de Rome (Trevi , Navone …) auraient aussi bien pu donner un nom original au marathon de Rome : « Le Rome Fontaines ». Mais ne nous égarons pas trop.


Rome, donc ce 23 mars 2014 … Départ très inattendu en bordure du Colisée, avec des averses froides qui se déversent sur nous, 15mn avant le top départ. Bien dépaysant mais glacial ! Pour l’ambiance, on est fixé rapidement : ce sera bien antique, mais mouillé… Ne voulant pas courir seul j’accompagne Stéphane, qui débute sur la distance. Après une nuit quasi blanche à cause d’un volet fou de l’hôtel qui a claqué toute la nuit, suivie d’un petit-déjeuner désuet à base de 2 biscottes et d’1malheureux croissant mou, mon marathon s’annonce bien difficile. Le départ parmi 14 700 coureurs déjà trempés se fait d’ailleurs mollement et sans entrain dans le paquet mou du peloton.

Après 3/4H de course à naviguer laborieusement parmi les coureurs et les flaques d’eau, nous trouvons un rythme de croisière au dessus des 11 Km/h. Arnaud nous rejoint alors pour passer avec nous 30km de course et gérer « au mieux » une forme très moyenne pour tous les 3. Nous essayons de lever la tête pour profiter de la visite touristique, tout en évitant de glisser sur nos pavés bien humides. Les jambes deviennent raides assez vite, et je ne trouve que par petites séquences plus rapides un rythme qui me convient, mais la forme n’est vraiment pas là. Le second semi sera plus laborieux encore, sans mon célèbre « négative split » habituel. Mais « au métier » la machine tiendra et la respiration qui était restée en veilleuse jusque là, viendra aider à ventiler en O² des jambes défaillantes en glycogène à compter du 35ième Kilo. Nous finirons ensemble avec Stéphane qui achèvera très fort son 1er marathon en 3H55. Pas mal !


Tout le groupe des Astropodes (section course à pied de EADS-Astrium) courrait aussi pour soutenir Enora, petite fille qui ne peut malheureusement pas encore courir et qui attend de pouvoir recevoir les meilleures méthodes de rééducation. En espérant qu’elle aussi pourra un jour fouler la Via Appia Antica et découvrir les fontaines de Rome.


Laurent ViaDalenc

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